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On the wild side ?

Une brève histoire de l’avenir

avril 3, 2007

Le dernier essai de Jacques Attali était pourtant prometteur : il annonçait décrire les 50 prochaines années. Hélas il étale pendant la première moitiée du livre une description historico-économique des 2000 dernières années, pour évoquer ensuite rapidement des grands principes qui sont censés arriver dans les 50 prochaines années : l’hyper-empire (ou le liberalisme sous toutes ses formes et sans aucune contraintes), l’hyperconflit et l’hyper-démocratie. Rien qu’avec les termes choisis on voit que cela ne va pas faire dans la finesse et qu’il n’a pas peur des répétitions.

L’hyperempire serait accompagné de la dilution des pouvoir publiques et étatiques, la montée en puissance des companies privées (notamment des assurances), du nomadisme, de la surveillance généralisée, de l’hyperconcentration urbaine et de l’explosion des inégalités.

En réaction les conflits se généraliseraient dans le monde et le crime organisé défierait l’ordre partout.

Enfin un gouvernement mondial s’appuyant sur de gentils ONG et citoyens de la planète résoudra ce problème et nous permettront d’entrer dans un temps de paix.

Le problème c’est qu’une fois qu’il a dit cela, il n’a pas dit grand chose. Et quand en plus il ajoute que cela se passera dans les 50 prochaines années, je pense qu’il sous-estime le temps d’évolution des mentalités et qu’il n’intègre pas la capacité de résistance et de réinvention de l’homme. Cela peut arriver mais sur une beaucoup plus grande période à mon avis.

Il y a quelques points intéressants comme le fait que le temps stocké (livres, musiques, vidéos numériques) sera à terme gratuits alors que le temps vécu (concerts, films, spectacles vivants) sera toujours monnayé. Mais dans l’ensemble l’ouvrage manque de style, d’arguments, d’inventivité et de perspicacité…

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