Monnaie multidimensionnelle
octobre 9, 2007Il y a quelques années j’avais lancé l’idée d’une monnaie à multiples dimensions qui rende compte des différents systèmes de valeurs et échappe à l’unique évaluation capitaliste.
Quand je vois ce qui s’est discuté lors du grenelle de l’environnement, je pense que c’est vraiment une solution à creuser car elle permettra à la fois de donner perception de la valeur (ou de l’impact) des choses et de géer la grande complexité des bonus ou malus que l’on veut donner.
Imaginez que l’on dispose de carte de paiement électronique qui permettrait de payer 2 types de valeurs : de la monnaie classique d’une part et une monnaie environnementale de l’autre, appelons la “le talent”.
Chaque mois, chaque entreprise distribuerait à ses salariés un salaire en euros et un salaire en talent. Mettons 1000 talents par mois par salarié.
Lorsqu’un salarié achète un gros 4X4 qui consomme beaucoup, qui encombre les routes et écrase les petites fleurs, cela lui consomme des talents : il paie le coût d’un achat qui coûte a la planète. Au contraire quand il achète 4 arbres qu’il va planter dans son jardin, il est crédité en talents car il contribue à l’environnement. (Je prend des caricatures d’exemple, vous avez compris).
En fin d’année, dans sa déclaration d’impôts, il doit déclarer son solde annuel en talents. S’il est bénéficiaire, il a un crédit d’impôt, s’il est déficitaire il paie plus d’impôts.
Pourquoi ne pas l’intégrer directement dans le prix en euros des biens ? Car cela perd toute lisibilité et ne permet pas de dégager des comportements et de faire peser l’impact réel.
Une fois que ce système est en place, on peut l’élargir à d’autres valeurs suivant les options des décideurs publiques : valoriser le bénévolat contre des services publics gratuits, favoriser le commerce éthique etc…
Marvel
Intéressante idée, qui permet de matérialiser, au sens propre nos “responsabilités”. Il faut la proposer au Grenelle et lors d’un prochain rdv sur Second Life avec la Ministre, en barCamp virtuel
Oui mais c’est assez difficile à expliquer. Cela demande de l’attention de l’auditeur et au milieu d’un débat assez rapide c’est difficile d’avancer ce genre d’idée. Il faut qu’elle ait circulée avant pour qu’elle ait été réfléchie.
Le principale argument contre est la complexité. Mais celle-ci peut être transférée sur la monnaie électronique et son système d’information.
les grandes surfaces avec leurs points fidélité et dans l’avenir avec le double étiquettage dev durable (qui a été envisagé dans le cadre des propositions du Grenelle) vont dans cette direction. Mais est-ce Lecler et Carrefour qui doivent gérer nos systèmes de valeur ?
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